
La Route panoramique de la Chicoutai
De l’histoire des colons français et des Basques sur la côte du Labrador, aux paysages maritimes de la Route de la Chicoutai, en passant par la traversée à bord du Bella Desgagnés, ce périple illustre la richesse et la diversité du Québec maritime.
La route 138 sur la route panoramique de la Chicoutai, offre sans doute l’un des panoramas les plus saisissants du Québec : plages, belvédères, musées, haltes gourmandes, artisanat et villages colorés. Un voyage court en distance, mais immense en émotions.
En arrivant à Kegaska, là où la route 138 reprend, on réalise que la fin d’un chemin n’est jamais qu’un commencement. Ici, la route, la mer et l’histoire se rejoignent pour ouvrir la voie vers d’autres horizons. Et justement, notre aventure se poursuit encore plus à l’ouest : Natashquan et Havre-Saint-Pierre nous attendent avec leurs paysages grandioses, leurs plages infinies et leurs villages chargés de culture et de traditions.
Points forts


Blanc-Sablon et Lourdes-de-Blanc-Sablon
Le périple commence à Blanc-Sablon, véritable porte d’entrée de la Basse-Côte-Nord. Avant même de s’élancer sur la route, les voyageurs en van ou en VR trouveront un arrêt idéal au Parc Goodchild, qui propose un espace VR gratuit. C’est un endroit parfait pour se poser, remplir ses réservoirs, admirer le littoral et prendre le temps de respirer l’air marin. Avec son atmosphère conviviale et sa vue ouverte sur le golfe, ce parc devient rapidement un point de ralliement incontournable pour les aventuriers de passage.
Quelques kilomètres plus loin, le village de Lourdes-de-Blanc-Sablon attire par la richesse de son patrimoine religieux. L’impressionnante église Notre-Dame-de-Lourdes domine le paysage et témoigne de l’importance de la foi dans l’histoire locale. À proximité, le musée Mgr Scheffer plonge les visiteurs dans le passé religieux et maritime de la région, avec une collection d’artefacts et de photos qui racontent la vie des communautés côtières. La fin de journée réserve un spectacle inoubliable : les couchers de soleil sur l’horizon, souvent teintés de nuances dorées et rosées, magnifient le décor et invitent à la contemplation.


Baie de Brador et Middle Bay
La deuxième journée débute avec la découverte de la Baie de Brador, un site chargé d’histoire où les premiers pêcheurs européens jetaient autrefois l’ancre. Aujourd’hui encore, son panorama marin impressionne par la sérénité de ses eaux et l’étendue de ses paysages côtiers. L’appellation de Brador, qui apparaît sur les cartes dès la fin du XVIIIe siècle, viendrait possiblement de l’expression française « bras d’or », évoquant l’abondance des ressources marines de la région.
En bordure du village, un petit escalier de bois mène jusqu’à un belvédère offrant une vue spectaculaire sur les chutes de la rivière Brador. Les amateurs de sensations et de nature sauvage peuvent s’aventurer un peu plus loin, à travers les buissons, pour rejoindre d’autres cascades encore plus imposantes situées en amont. L’endroit, préservé et peu fréquenté, donne le sentiment d’avoir découvert un secret bien gardé.
Plus tard, cap sur Middle Bay, un arrêt chaleureux et vivant. Le centre d’interprétation combine musée, artisanat local et petit restaurant. C’est l’occasion de plonger dans les récits des habitants, de découvrir des objets du quotidien d’autrefois et de goûter à des spécialités locales. Les échanges avec les résidents, connus pour leur accueil authentique, marquent souvent les voyageurs bien au-delà de la simple visite.


Salmon’s Bay Farm
La journée se conclut par une halte inoubliable à Salmon’s Bay Farm, un véritable coup de coeur pour les amateurs de terroir et de séjours immersifs. Les voyageurs en VR y trouvent des emplacements pratiques, tandis que ceux en quête de confort peuvent opter pour l’un des luxueux dômes avec vue sur la mer et les étoiles. L’expérience va bien au-delà de l’hébergement : on y découvre l’élevage du saumon et du pétoncle, symboles de la richesse maritime de la région. Le tout est complété par un bistrot champêtre où l’on déguste des produits frais, préparés avec soin. Entre la mer, la table et le confort des dômes, c’est une immersion totale dans l’art de vivre nord-côtier.


Rivière-Saint-Paul, Bonne-Espérance et Vieux-Fort
Le dernier jour réserve encore son lot de découvertes. À Rivière-Saint-Paul, la Coop de solidarité Bioproduits met en valeur la chicoutai (plaquebière), ce petit fruit boréal emblématique. Transformée en sirops, confitures et autres douceurs, elle offre une dégustation qui permet littéralement de savourer l’âme de la Côte-Nord. Le musée Whiteley, pour sa part, rend hommage à l’inventeur du piège à morue et à la mémoire des pêcheurs qui ont façonné l’identité de la région.
En poursuivant la route, on atteint Bonne-Espérance, une mosaïque de petites communautés nichées en bord de mer. Ici, les arrêts gourmands se multiplient, les paysages maritimes se succèdent et l’on ressent toute la résilience des habitants, attachés à ce territoire isolé mais vibrant de vie.
Enfin, l’itinéraire s’achève à Vieux-Fort, le bout officiel de la route 138. Ce petit village, adossé à l’océan, incarne la simplicité et l’authenticité. Le silence, l’horizon marin et le rythme paisible de la vie quotidienne y invitent à ralentir. C’est une conclusion parfaite : on y prend conscience que la fin de la route n’est jamais qu’un commencement mais celui d’une nouvelle aventure, entre mer et histoire. Ensuite, direction Blanc-Sablon pour se rapprocher du port afin d’être prêt pour embarquer à bord du navire Bella-Desgagnés, le lendemain matin.


Vieux fort
En poursuivant la route, on atteint Bonne-Espérance, une mosaïque de petites communautés nichées en bord de mer. Ici, les arrêts gourmands se multiplient, les paysages maritimes se succèdent et l’on ressent toute la résilience des habitants, attachés à ce territoire isolé mais vibrant de vie.
Enfin, l’itinéraire s’achève à Vieux-Fort, le bout officiel de la route 138. Ce petit village, adossé à l’océan, incarne la simplicité et l’authenticité. Le silence, l’horizon marin et le rythme paisible de la vie quotidienne y invitent à ralentir. C’est une conclusion parfaite : on y prend conscience que la fin de la route n’est jamais qu’un commencement mais celui d’une nouvelle aventure, entre mer et histoire. Ensuite, direction Blanc-Sablon pour se rapprocher du port afin d’être prêt pour embarquer à bord du navire Bella-Desgagnés, le lendemain matin.

















